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France: Trop long, trop vague: l'opposition étrille Macron après son interview fleuve
information fournie par Reuters 14/05/2025 à 11:23

Le président français Emmanuel Macron

Le président français Emmanuel Macron

Les responsables de l'opposition ont multiplié les critiques mercredi contre Emmanuel Macron au lendemain d'une longue interview du chef de l'Etat, qui a évoqué un large éventail de sujets sans faire de réelles annonces.

Pendant plus de trois heures sur TF1, le président au pouvoir depuis huit ans a défendu son bilan et lancé des idées pour la fin de son mandat lors d'échanges avec des Français et des personnalités d'horizons divers.

Il a notamment envisagé avec prudence la possibilité de consulter directement les Français sur "les grandes réformes économiques, éducatives, sociales", écartant le thème de l'immigration tout en évoquant un référendum sur la fin de vie en cas d'"enlisement" du texte actuellement étudié au Parlement.

Emmanuel Macron a aussi appelé de ses voeux une "conférence sociale sur le mode de financement de notre modèle social" qui repose selon lui "beaucoup trop sur le travail".

"Le sentiment d'un président qui était venu commenter sa propre impuissance", a commenté mercredi sur TF1 le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, regrettant notamment l'absence de recours à un référendum sur les retraites et des "sujets lancés en l'air".

"J'ai trouvé ça long, interminable, assez vague", a réagi pour sa part Laurent Wauquiez, président du groupe Droite Républicaine à l'Assemblée nationale mercredi sur France 2, évoquant "un macronisme finissant (...) à bout de souffle" et dénonçant l'absence de consultation des Français sur l'immigration.

Mêmes propos du côté du Rassemblement national (RN) dont le vice-président Sébastien Chenu a regretté mercredi sur RTL l'absence de référendum sur "les grands sujets de notre société, les retraites, l'immigration".

"Emmanuel Macron n'est ni à droite, ni à gauche, mais il était complètement à l'ouest", a-t-il fustigé.

"C'était long et pénible", a renchéri la secrétaire nationale des Ecologistes Marine Tondelier sur Public Sénat. "J'avais l'impression qu'il [Emmanuel Macron] mettait en scène son impuissance".

Alors que le chef de l'Etat a écarté une nationalisation d'ArcelorMittal France - qui souhaite supprimer 636 emplois en France -, l'élue écologiste a dénoncé mercredi une "catastrophe de souveraineté industrielle".

"Quand ces hauts fourneaux vont fermer, jamais on ne pourra plus les rouvrir et on dépendra à vie de la Chine et des Etats-Unis pour avoir de l'acier", a-t-elle déploré.

Face aux critiques, la porte-parole du gouvernement Sophie Primas a reconnu que le format de l'émission "ne se prêtait pas à une vision un peu structurée, un peu générale".

"On aurait préféré quelque chose d'un peu plus structuré, ça aurait été peut-être un peu plus clair, en permettant d'avoir un peu plus de hauteur plutôt que rentrer dans les détails", a-t-elle expliqué mercredi sur Sud radio.

"Mais c'était la volonté du président de la République de s'exprimer dans ce format."

Sur Franceinfo, la ministre du Travail Catherine Vautrin a pour sa part tenté d'apporter des précisions aux propos tenus par Emmanuel Macron.

Sur un potentiel référendum concernant la fin de vie, "on peut imaginer que ce ne sera probablement pas avant 2026 sur ce sujet", a-t-elle dit, compte tenu du calendrier parlementaire.

Interrogée sur la "conférence sociale" évoquée par le chef de l'Etat, elle a indiqué que le gouvernement allait "très vite travailler avec les partenaires sociaux", mais sans se prononcer sur d'éventuelles pistes comme une relance de la TVA sociale.

"A ce stade, rien n'est documenté, ni fait", a-t-elle dit.

(Rédigé par Blandine Hénault, édité par Tangi Salaün)

7 commentaires

  • 14 mai 14:25

    Tartarin n'a eu dans les commentaires que ce qu'il méritait et bien fou qui aurait pu croire que l'heure de son bilan n'apparaisse.


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